mercredi 28 décembre 2011

Noël, le bilan

Avant d'attaquer la seconde fête de fin d'année, un bilan de cette fête de Noël s'impose.
Finalement, vu la tension des ces dernières semaines, ça s'est plutôt bien passé.

Nous étions pour le réveillon chez mon père, pour le dernier Noël dans cette maison, tous réunis, frères, soeurs, parents. Une famille éclatée sous le toit d'une maison qui, 10 ans plutôt, a connu la violence du divorce.
 Ma grand-mère paternelle avait fait le déplacement, depuis le décès de mon grand-père, elle vient systématiquement fêter Noël chez nous. Ma tante, la soeur de mon père, célibataire et sans enfant, était également présente.

Tout 3, nous sommes arrivés dans l'après-midi, je voulais que ma grand-mère profite de BBP. Je ne sais pas encore combien de temps elle pourra faire ce déplacement ni combien de temps encore elle sera là, alors je veux en profiter et créer des souvenirs à BBP.

Nous voulions respecter son rythme de sommeil et de repas, alors, comme à l'habitude, nous lui avons donné son biberon à 19h, et hop au lit vers 20h, après une multitude de câlins et quelques histoires.

Une fois posé dans le lit parapluie, à l'étage, ma mère arrive, accompagnée de ma soeur. Forcément, ça n'a pas manqué, nous avons eu le droit à un remontage de bretelles en guise de "Bonjour". Elle n'a pas apprécié que BBP soit déjà couché. Elle s'en est pris à PapaP, ton sec, yeux humides...chantage affectif une fois encore. Je choisis de m'éclipser un instant au garage, respirer un bon coup et rejoindre les autres. Hors de question qu'un scandale éclate ce soir.

Puis la soirée a avancé doucement. Je m'étais mise à coté de mon père, pas loin de ma grand-mère et de ma tante, à l'autre bout de table, ma mère. Avec mamie, 80 ans mais une forme olympique, nous avons bien bu, et bien mangé! BBP a été gâté, j'en suis malade!

A 2h du matin, lorsque tout le monde est parti, nous nous sommes retrouvés autour d'une tisane, papa, mamie, ma tante, PPP et moi, et j'ai pu parler de ma mère, décompresser un peu. Je ne sais pas si j'ai été entendu, mais après tout, le principal était d'extérioriser.

Le lendemain, nous avions décidé avec PPP de rester le midi tranquillement chez nous pour que BBP se repose. Il était prévu que nous passions l'après-midi chez sa tante, avec son père et ses autres frères et soeurs.
Cette proposition était bien trop simple, le père et les soeurs de PPP ont donc décidé de tout compliquer! Ils ne voulaient pas venir chez cette tante, fort gentille. Ils se sont donc fait un repas entre eux chez une des soeurs, tout en nous reprochant de vouloir aller chez la tante. Bref, encore des histoires!
Encore une fois BBP a été bien gâté, mais en vêtements! Du 18 mois! Juste ce qu'il nous fallait! C'est une soeur de PPP, gentille et qui elle ne fait pas d'histoire, qui les a aiguillés sur ce choix.

Un Noël pas du tout reposant, plein de tension, et pas du tout comme on se l'était imaginé. Mais on a limité la casse, c'est déjà ça!

Nous avons décidé l'année prochaine de passer le 24 et le 31 chez nous, juste nous 3, en ce concentrant sur notre famille.


mercredi 21 décembre 2011

De tout et rien

Bientôt Noël!
J'adore cette période de l'année comme je la redoute. Je n'aime pas le climat "d'après-fêtes", cette sensation de la chose passée. Alors bien avant le 24, je sombre dans une douce? mélancolie.

Mais cette mélancolie réapparait souvent.

Alors je me pose des questions. Serais-je l’héritière d'une lignée de femmes hystériques et dépressives? 
Je le redoute. Je ne veux tellement pas ressembler à ma mère!

Ou bien, c'est le stress. Le stress "familial". Savoir que comme d'habitude, dans la belle-famille, il va y avoir des engueulades, des mensonges, de l'hypocrisie.

Cela peut-être aussi l’inquiétude face aux cours que je dois donner à la rentrée. Comment réussir à avoir confiance en moi? Me dire que oui, j'en suis capable.

C'est peut-être les hormones?

Ou la solitude... Je ne vois personne. Sauf PapaPotam, BébéPotam et mon chat. Au moins quand j'emmène BBP à la crèche je peux discuter 5 minutes avec la cuisinière ou l'éducatrice.
Là comme je croule sous le travail, je reste, face à mon écran. N'ayant même pas le temps d'aller sur twitter, pas le temps de maintenir un semblant de vie sociale.

En même, c'est moi qui ai voulu faire cette thèse. Je pouvais aller bosser. Je savais ce qui m'attendais après-tout.



Je me sens fragile. Frêle. Surtout quand on connait mon physique de camionneur, ça fait sourire.
Je veux juste rester sous la couette encore un peu, avec PPP et BBP, et fuir encore un peu les responsabilités, les ennuis, le stress, les autres... Et me plaindre encore que je me sens seule...

dimanche 4 décembre 2011

Mon mec

PapaPotam et moi, ça va faire 6 ans qu'on est ensembles.

De copains de fac on est passé à amoureux fous.

Ce qui m'a séduit à l'époque, c'est sa froideur et son coté hautain. Si si je vous jure.
Mais au fil du temps, je me suis rendue compte que ce n'était qu'une façade. Il cache sa grande timidité et son total manque de confiance en lui par des airs supérieurs.

Bon, comme je l'aime, je me suis habituée à vivre avec sa grande sensibilité et ses émotions à fleur de peau.

Mais voilà. Des fois, j'en ai marre!

Marre de le voir totalement abattu face aux répondes négatives des employeurs.

Marre de voir qu'il ne se bat pas pour trouver un job.

Marre qu'il ne croit pas en son potentiel.

Marre de vivre avec un géant d'1m80 aussi fragile qu'une brindille.

Merde quoi! Il sait que j'aime pas les gens qui se laissent vivre! J'aime qu'on se batte quand on veut vraiment quelque chose!

C'est méchant, mais à force, l'admiration que je lui porte s'envole et est remplacée par l'impression de vivre avec un looser...

Tout ce que j'attends, c'est qu'il trouve un boulot, qu'il retrouve confiance en lui et un peu d'apaisement...



vendredi 2 décembre 2011

Simplet c'est moi!

Mon père est venu manger ce midi avec nous.
Arrive le moment où l'on dit oh combien nous sommes fiers des prouesses de BébéPotam.

Et là mon père se rappelle à quel point mon grand frère était intelligent petit. Quel surdoué!

Papa : "Oui ton frère, qu'est-ce qu'il est intelligent! Dommage qu'il se soit sabordé parce qu'il aurait pu aller loin dans les études! Quel gâchis pour un surdoué! "

Moi : "Heu... Tu sais qu'à force de tenir ce discours moi je culpabilise, je me dis que je lui ai piqué la place, que c'est lui qui aurait du faire des études, pas moi. Parce que moi je ne suis pas surdouée. "

Papa : "Oui! Toi c'est pas pareil, tu as toujours eu plus de mal! Tu étais... comment dire... plus lente. Mais bon, c'est vrai, tu as bossé dur pour rattraper ton retard! "



OK... Tu te fais chier à faire des études, à faire une thèse pour te faire entendre que t'es à moitié tebé...



Appelez-moi Simplet!

lundi 28 novembre 2011

Le déni

Avec E*, on se connait depuis le primaire.
Des fois on se perd de vue, mais on est jamais très loin l'une de l'autre.

E* a mon âge et déjà deux adorables petites filles, deux bébés surprises. Deux césariennes aussi. Elle avait dit que deux c'était bien, et qu'elle s'arrêterait là. Pas l'envie ni la force de vivre une troisième césarienne.
Et puis financièrement, deux enfants c'est déjà assez lourd à gérer. Non, ce sera deux enfants et puis c'est tout.

Et E* a commencé à avoir mal au ventre. Le médecin lui prescrit une prise de sang. Début de grossesse. Elle ne peut pas le garder même si dans son coeur ce bébé a sa place. Avec son compagnon, ils décident de prendre rdv pour une IVG.

Avant l'intervention, elle se rend à une échographie de datation pour évaluer l'âge de l'embryon.

Et là, c'est le choc.

Ce n'est pas un embryon qui apparaît sur l'écran, mais un foetus, avec les bras, les jambes, et même la zigounette. Cela fait 6 mois qu'il s'est installé dans le ventre de sa maman. En cachette. Ventre plat, règles, rien ne laisser présager une grossesse.

Mais dans 3 mois, ce petit garçon viendra au monde, rencontrera sa maman et son papa ainsi que ses deux grandes sœurs. Il sera aimé c'est certain, mais là, c'est l'angoisse.

Ils doivent changer de voiture, lui trouver des vêtements, un lit, courir dans les administrations, tout gérer, avec un seul salaire...

Je vais l'aider autant que je peux, lui prêter des vêtements, le couffin de BBP, j'ai lancé un appel aux dons de vêtements auquel pleins de gens ont répondu. Elle n'a que 3 mois pour vivre sa grossesse, autant qu'elle soit le moins entravée possible par le coté matériel de la chose.

E*, je l'admire. Face à cette épreuve car oui s'en est une, elle garde la tête droite. Bien sur, les larmes lui montent aux yeux lorsqu'elle se demande comment ils vont faire. Mais ce bébé, elle ne lui en veut pas, elle l'accepte, et l'aime tellement déjà!

jeudi 17 novembre 2011

Ma mère

J'ai passé mes nefs sur twitter. Là, j'ai besoin de poser des mots sur la souffrance qu'elle m'inflige, encore, et encore.

Petite, j'avais déjà remarqué que ma mère ne me traitait pas comme mes autres frères et soeur. Je ne vais pas me la jouer cosette hein, mais j'avais déjà quelques obligations et responsabilité qu'eux n'avaient pas. Je devait souvent rester aurpsè d'elle quand mes frères et ma soeur allaient jouer. Et puis je devais la seconder dans les tâches ménagères quotidienne, éplucher les légumes, mettre la table; porter le panier de linge pendant qu'elle l'étend (ben oui se baisser ça fatigue), faire la poussière... Rien de choquand en soi, c'est normal d'ader ses parents. Mais moi seule aidait. Pourquoi?

Aujourd'hui, après des années à se déchirer et à se rapprocher, ma mère continue d'avoir un rapport particulier avec moi. Je crois qu'elle se projette en moi, voudrait se voir en moi, pouvoir me contrôler comme sa mère la contrôle.

Elle me fait, encore et toujours, du chantage affectif. Il y a quelques années, c'était des TS. Là, elle se bourre la gueule en direct sur facebook. Et j'ai peur que ce soir, elle passe à l'acte. Une fois encore. J'ai tant de chose à lui dire, mais je n'y arrive pas. J'ai peur qu'elle mette fin à ses jours, et que ce soit encore de ma faute. Avec elle, tout est de ma faute. La dernière en date, sa solitude. Elle me repproche de la laisser seule. Mais, elle a d'autres enfants. Et j'ai ma famille. Je ne suis plus son jouet. Elle ne peut plus me manipuler comme elle en a envie. Je ne suis pas son double. Je ne suis pas ELLE. Je dois me préserver. Penser enfin à moi. C'est un risque que je prend en ne répondant pas à ses "appels". Mais j'ai trop donné. Je suis fatiguée. Je n'ai pas  à assumer ses erreurs passées et futures. Je ne suis pas ELLE. Mon fils n'est pas le sien, il a d'autres grands-parents. Elle ne peut pas me garder sous son influence. Je ne suis pas ELLE.  Je ne suis pas ELLE. Je ne suis pas ELLE. Je ne suis pas ELLE...

dimanche 18 septembre 2011

5 mois!

BébéPotam a 5 mois aujourd'hui! Déjà! On m'avais prévenu que ça passait vite, et c'est vrai!
Quand je me dis qu'il y a peu, on me le mettait sur le ventre en me félicitant...

Pour fêter ça, il a percé sa deuxième dent!!! J'espère que l'on va avoir un petit moment de répits maintenant.

Le docteur vu vendredi pour la visite nous a dit que l'on pouvait lui donner 2 cuillères de compotes de pommes après le biberon du goûter. Mais vu les gargouillis dans son petit bidon et le caca explosif qui suit l'ingestion de la compote, on va attendre un peu. Il a envie de passer à autre chose mais son estomac ne suit pas. En même temps, il n'a que 5 mois. J'ai essayé de lui donner de gros morceaux de légumes, il adore mais s’énerve et se sent frustré de ne pas pouvoir manger!

Aussi, il a décidé d'arrêter de prendre le sein. J'ai plusieurs fois essayé de lui reproposer, mais il détourne la tête. C'est son choix, je le respecte, mais me rend compte que cela coïncide avec les débuts à la crèche. Nous ne sommes plus dans la fusion des premiers mois, il prend conscience de son monde, qu'il ne se résume pas qu'à sa maman, découvre d'autres bruits, d'autres odeurs...

A la crèche, il s'amuse des bêtises des "grands", s'endort facilement avec les éducateurs, et passe du temps à babiller avec les 3 autres bébés. Je découvre mon fils autrement, c'est amusant et à la fois effrayant. C'est un pas vers l'autonomie, il a de moins en moins besoin de moi.

Bébé grandit. Et c'est bien ainsi.